Faut-il poster tous les jours pour avoir des clients
Poster tous les jours ne sert à rien si tu n'es pas au bon endroit
J'ai publié tous les jours pendant trois semaines, sur le réseau le plus fréquenté de mon domaine, pour lancer une plateforme que je venais de construire. Résultat au bout des trois semaines : zéro inscrit.
Pas un seul. Et pourtant j'avais fait ce qu'on répète partout, être présente, tenir le rythme, publier même les jours sans idée.
Puis j'ai compris que je n'étais pas au bon endroit. J'ai écrit un seul post, ailleurs, là où les gens qui avaient besoin de ma plateforme se posaient déjà des questions. Ce projet est passé de presque rien à plus de 24 000 visiteurs en trois mois. Ce post continue de ramener du monde via Google aujourd'hui, sans que j'y touche.
C'est la démonstration la plus chère que j'ai payée, et c'est pour ça que je ne dirai jamais à un·e indépendant·e de poster tous les jours.
L'injonction que tout le monde répète
Tu l'as lue cent fois. Il faut être régulier·ère, l'algorithme récompense la constance, celles et ceux qui publient tous les jours finissent par percer.
Ce n'est pas complètement faux, et c'est bien le problème. La régularité aide, à condition que le reste soit en place. Sortie de son contexte, elle devient un conseil qui coûte du temps à des gens qui n'en ont pas.
Personne ne précise jamais que ce conseil vient de créateurs et créatrices dont le métier est de créer du contenu. Leur audience est leur produit. La tienne est un moyen d'atteindre douze personnes en Martinique qui ont besoin de ton service, et douze personnes ne se trouvent pas en publiant plus fort.
Le volume ne remplace pas l'endroit
Quand tu publies au mauvais endroit, chaque publication supplémentaire multiplie zéro. Tu peux tripler ta cadence, le résultat reste le même, et tu t'épuises trois fois plus vite.
Ce que j'ai vu dans mon cas, c'est que le bon endroit n'était pas le plus grand. C'était celui où la question que ma plateforme réglait était déjà posée par des inconnus. Je n'ai pas eu à convaincre qui que ce soit de s'intéresser au sujet, il s'y intéressait avant moi.
Et il y a une différence que personne ne mentionne. Un post sur un réseau social vit quelques heures, puis disparaît. Un contenu placé à un endroit que Google lit continue de travailler des mois plus tard. Le mien ramène encore du monde aujourd'hui.
Ce sont deux logiques différentes, avec deux durées de vie différentes, et on les met dans le même sac sous le mot contenu.
Savoir où tu en es avant de choisir où aller
Le test des cinq points te dit en dix minutes si on te trouve aujourd'hui, et ce qui bloque en premier. Je l'offre à celles et ceux qui rejoignent ma communauté.
Recevoir le guide →Comment trouver ton bon endroit
La question à te poser n'est pas où publier, c'est où les gens qui ont ton problème posent déjà leurs questions.
Pour certaines activités, c'est un groupe Facebook local, pas la page Facebook. Pour d'autres, c'est Google, ce qui veut dire une fiche à jour et des avis récents plutôt que des publications. Pour d'autres encore, c'est une seule personne bien placée qui parle de toi au bon moment, et ça ne ressemble à aucune stratégie de contenu.
Écoute où ta clientèle actuelle t'a trouvé·e. Pas où tu aurais aimé qu'elle te trouve, où elle t'a réellement trouvé·e. Deux ou trois coups de téléphone à tes dernier·ère·s client·e·s t'apprendront plus que six mois de publications.
Ensuite, teste un seul endroit à la fois, avec un contenu qui répond à une question réelle. Un seul. Si rien ne bouge après trois essais sérieux, change d'endroit, pas de cadence.
Ce que je ne dis pas
Je ne dis pas que la régularité ne sert à rien. Je publie deux fois par semaine, et je m'y tiens, parce que quelqu'un qui tombe sur mon profil doit trouver de quoi me croire.
Je ne dis pas non plus que les réseaux sociaux sont inutiles. Ils font très bien une chose, faire exister ton nom auprès de gens qui ne te connaissent pas. Ils font mal une autre chose, convaincre quelqu'un qui hésite, et c'est le travail d'un site ou d'une conversation directe.
Ce que je dis, c'est que la question de la fréquence arrive trop tôt. Avant de décider combien de fois publier, il faut savoir où, et pourquoi là. C'est le travail qu'on fait en Phase 1 de la méthode CLARTÉ.
Si tu te demandes plutôt pourquoi les gens ne te trouvent pas du tout, commence par pourquoi le bouche-à-oreille ne suffit plus. Et si tu as déjà un site qui ne produit rien, va voir les trois raisons que je trouve à chaque fois.
Avant de décider où et combien publier, il faut savoir ce que les gens trouvent quand ils te cherchent. C'est ce que le test des cinq points te donne, et c'est mon cadeau de bienvenue quand tu rejoins la communauté.
Recevoir le guide →Je raconte aussi mes essais qui n'ont rien donné sur ma chaîne WhatsApp. Ceux-là, tu ne les verras pas ailleurs.
Rejoindre la chaîne WhatsApp →Questions fréquentes
Combien de fois par semaine je devrais publier ?
Commence par deux fois par semaine, en tenant le rythme trois mois. Deux publications que tu peux maintenir valent mieux que sept que tu abandonnes au bout de dix jours. Et si tes deux publications ne produisent rien après trois mois, le problème est l'endroit, pas le nombre.
Est-ce que l'algorithme ne me pénalise pas si je publie peu ?
Ta portée sur une publication donnée baisse, oui. Ce qui compte, c'est ce que ça change pour ton activité, et une portée plus faible auprès des bonnes personnes reste plus utile qu'une portée large auprès de gens qui n'achèteront jamais ton service.
Et si je n'ai pas d'idées de contenu ?
Prends les questions que tes client·e·s te posent au téléphone. Chacune est un contenu, et tu sais déjà y répondre. Quand tu n'as vraiment rien à dire, ne publie pas, le silence coûte moins cher qu'un contenu creux.
Comment savoir si mon endroit est le bon ?
Tu le sais quand une publication génère une conversation, une question, un message. Les vues seules ne prouvent rien. Une seule personne qui t'écrit vaut mieux que mille vues silencieuses.